Peindre à l’aquarelle en plein air peut paraitre intimidant quand on débute à l’aquarelle ou qu’on n’a jamais osé se lancer …
La lumière change, les couleurs vibrent autrement, le vent s’invite, les passants curieux aussi parfois …
J’ai eu envie de vous partager quelques conseils pour accompagner vos explorations lors de vos prochaines vacances et vous aider à transformer cette expérience en véritable moment de création et de détente.
Pourquoi peindre à l’aquarelle en plein air ?
L’aquarelle et le plein air sont faits pour s’entendre parce c’est un médium qui peut-être rapide, léger et spontané et s’adapter parfaitement à la peinture en extérieur !
Peindre à l’aquarelle en plein air permet de :
- observer les couleurs réelles (et non des photos),
- capter l’ambiance d’un lieu,
- passer un bon moment tout simplement,
- garder un souvenir différent du lieu
C’est une pratique très prisée pour les carnets de voyage et les paysages qui favorise une approche intuitive et expressive.
1. Simplifier son matériel pour l’aquarelle en plein air
L’une des erreurs les plus fréquentes est de vouloir emporter trop de choses.
En plein air, la simplicité est votre meilleure alliée : plus votre installation sera légère, plus vous serez libre de créer.
L’idéal :
Une petite palette d’aquarelle
6 à 12 couleurs comme la palette de mon kit “Débuter l’aquarelle” suffisent amplement pour peindre à l’aquarelle en plein air. Si besoin vous pourrez faire des mélanges et reproduire n’importe quelle couleur grâce à cette technique.

Un pinceau de voyage
Compacts, avec un manche réversible ou un capuchon, les pinceaux de voyage se glissent facilement dans une trousse, un carnet de voyage ou un sac d’artiste sans risque de s’abimer. Mes modèles préférés sont le Perla Escoda 12 voyage ou la version voyage du pinceau Raphaël 805 3/0.

Un gobelet rétractable bien pratique pour peindre à l’aquarelle en plein air
Léger et compact, c’est un outil très pratique quand on veut peindre en extérieur, on peut le laisser dans le sac, il n’encombre pas quand on n’en a pas besoin. Ce modèle de Faber Castell est disponible sur le site d’Aquarelle et Pinceaux

Un carnet ou bloc aquarelle
Mes références préférées testées et approuvées sont le Hahnemühle frangé A5 100% coton grain fin 30 pages et le Etchr Perfect Sketchbook A4 100% coton grain fin 44 pages. En plus abordable, il y a le Watercolor book 100% coton Hahnemühle A5 60 pages qui est également très bien.

Pour un carnet avec une couverture un peu “luxe”, de jolies couleurs et un bon papier, vous avez ces éditions limitées chez Etchr :

Une trousse de rangement parfaite pour l’aquarelle en plein air !
J’avais besoin de quelque chose de beau et d’inspirant qui me donne envie de prendre mes pinceaux alors après de nombreuses recherches j’ai découvert les créations de Bindi Atelier qui propose des trousses dans des imprimés colorés et fleuris. Un vrai coup de coeur !
Leurs trousses de toilette ont le format parfait pour tout ranger soigneusement et le tissu imperméable intérieur permet d’accueillir une palette encore humide sans souci.

Quelques accessoires que j’aime toujours avoir sous la main

J’ai également une trousse à crayons de la marque dans laquelle je range les petits objets : gomme, taille crayon, crayon papier aquarellable, stylos, feutre Posca blanc, craie Neocolor I, tampons, masking tape, pinces pour tenir le papier, etc …
Je vous présente tout ça en détail dans cette vidéo :
Vous pourrez retrouver toutes les références dans ma sélection de matériel sur le site d’Aquarelle et Pinceaux.
La pince, le masking tape et les tampons viennent du site de Gwénaëlle Scharlipp.
Côté sac, si vous avez besoin de plus de confort, vous pouvez opter pour un sac de pêcheur. On m’a beaucoup recommandé le sac à dos de pêcheur de chez Decathlon. Il est très pratique : il contient un petit tabouret pliant et même une poche plastique normalement faite pour stocker le poisson mais que l’on peut convertir en poche pour palette mouillée.

J’ai également repéré mais pas encore testé ce chevalet qui semble pas mal du tout pour les aquarellistes nomades qui veulent s’installer confortablement pour peindre.

2. Ma vision du carnet de voyage
Avant de vous partager quelques conseils plus techniques, j’aimerais vous dire un petit mot à propos des carnets de voyage.
Un carnet de voyage (ou un carnet tout court d’ailleurs) peut-être quelque chose d’un peu intimidant alors pour éviter de vous bloquer et de ne finalement pas peindre, je vous invite à ne pas vous mettre trop de pression et à éviter les objectifs et les attentes incroyables qui transforment cette pratique en véritable montagne et paralysent même les artistes les plus motivés.
Personnellement je sais qu’avec les enfants et notre programme chargé, je n’arriverai jamais à remplir un carnet en entier et qu’il sera probablement “moche” : il y aura des pages ratées, ça ne sera pas une continuité avec un beau story telling, des beaux titres, des décorations en veux-tu en voilà, etc … mais tant pis : je sais que chaque moment où je vais me poser et peindre sur le vif cet été ça sera un bon souvenir. et c’est tout ce qui compte pour moi.
Si je réussi à faire une ou deux pages, ça sera déjà une victoire mais je ne chercherai pas à faire un carnet de voyage complet et élaboré : je vais simplement faire un “carnet d’aquarelles”, c’est tout de suite moins intimidant comme ça !
3. Accepter de ne pas tout contrôler
Peindre dehors, c’est accepter l’imprévu. Le vent qui fait bouger votre feuille, la lumière qui change rapidement, les ombres qui se déplacent, etc …
C’est parfaitement normal. Le but ici n’est pas de de reproduire fidèlement mais de capturer une impression…
C’est une approche proche du croquis : rapide, spontanée et imparfaite.
4. Choisir des sujets simples pour l’aquarelle en plein air

Quand on débute en plein air, il est essentiel de simplifier. Commencez par un arbre, une maison, une ligne d’horizon, un détail du paysage.

Inutile de vouloir tout peindre. On cherche à interpréter plutôt qu’à reproduire fidèlement ce qu’on voit.
5. Travailler rapidement (et lâcher le perfectionnisme)
En extérieur, tout bouge. La lumière et le paysage peuvent changer en quelques minutes.
Cela vous pousse à aller à l’essentiel, à faire des choix et à lâcher prise pour peindre plus librement.
C’est un excellent exercice pour sortir du perfectionnisme.
Vous n’êtes pas là pour faire une œuvre parfaite, vous êtes là pour passer un bon moment essayer de traduire un instant.
6. Observer avant de peindre

Avant de poser la première couleur, prenez un moment pour observer et vous demander :
- où est la lumière ?
- quelles sont les formes principales ?
- quelles couleurs dominent ?
Cette étape simple change tout parce qu’elle vous permet se savoir dans quelle direction avancer plutôt que de vous perdre dans des détails.
7. Accepter les “imperfections”
En plein air, il y aura des coulures, des formes imprécises, des accidents, des fusions malhabiles mais ce sont justement ces éléments qui donnent du charme à vos aquarelles.
Ce sont des traces du moment vécu et souvent… ce sont elles que vous aimerez le plus après coup.
8. Pratiquer régulièrement l’aquarelle en plein air, même sur des petits formats
Pas besoin de passer des heures dehors. Quelques minutes suffisent … Essayez des formats A6 ou A5, des études rapides, des croquis colorés
C’est la régularité qui vous permettra de progresser rapidement et développer votre style.
Les bienfaits de l’aquarelle en plein air
Peindre en extérieur, ce n’est pas seulement une démarche artistique, c’est aussi une expérience sensorielle qui vous permet de ralentir, de respirer, de vous reconnecter à soi et d’observer le monde autrement.
Alors n’attendez pas “le bon moment”, prenez un carnet et sortez ! Même pour 10 minutes… Asseyez-vous quelque part, regardez autour de vous et peignez !
Est-ce que vous avez déjà fait l’expérience de peindre à l’aquarelle en plein air ? Quel matériel emportez-vous avec vous ?





